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publications
Gérard Xuriguéra :
« Chez des peintres comme Magnelli, non-figuratif dès 1915, estimé à l’époque comme le plus important des abstraits vivants, Deyrolle, Domela, abstrait dès les années 20, chez Leppien, Mortensen, Aurélie Nemours, Marcelle Cahn, Vasarely, Ricardon, Seuphor, Bozzolini (…) Morisson (…) nous trouvons d’abord une haute exigence dans l’exploration du langage plastique et l’exercice d’une intelligence matrice de couleurs et de formes subtilement orchestrées. Leurs oeuvres proposent une organisation spatiale épurée, une force digne et mesurée, sans accident ni bavure. La main est l’instrument maitrisé d’un oeil infaillible qui juge et tranche. On croirait que l’art, ici, se tend et se parfait pour ne plus réclamer rien d’autre que lui-même. Pourtant, en ces régions où la raison prévaut, les lignes précises, la mathématique de enchainements, la netteté des coloris et la fermeté linéaire, s’agrémentent souvent de lumières d’éternité ».
In Les Années cinquante
Auteur Gérard Xuriguera, éd. Arted, éditions d’art, 1984 p.11
International Press release / Stampa internazionale /Internationale Pressespiegel
revue de presse française et internationale
1955
18 octobre C. Rivière Combat
1961
novembre R. Mortensen Poème, Catalogue exposition personnelle Paris Galerie Denise René traduction disponible en langue originale danoise)
15 décembre Le Monde, Michel Conil-Lacoste
1962
janvier/février Cimaise Michel Ragon
1 février E. Johansson ‘L’information’
mars/avril Cimaise Gérald Gassiot-Talabot
mai/juin/juil Cimaise Jean-Jacques Lévêque
1966
Pierre Seghers Poème Catalogue exposition personnelle Galerie Hybler (Copenhague Danemark)
juin Berlingské Tidende, Copenhague (Danemark) (article en danois, disponible sur demande )
Ejnor Johansson ‘L’information’ (article en danois, disponible sur demande)
1967
R. Martin ‘Les chefs-d’oeuvre de l’Art’ Mondrian, Grands Peintres
1969
21 mai Georges Boudaille Les lettres Françaises
1970
avril Raoul-Jean Moulin Les lettres Françaises
1971
24 février Le Monde, Jacques Michel
5 avril Sabine Marchand Le Figaro
mai Maison et Jardin
Pierre Seghers Poème, album de 7 lithographies, Denise René éditeur
1972
24 février Jacques Michel Le Monde
15 mars Jacques Michel Le Monde
mars Maison Française
31 mai Jacques Michel Le Monde
1973
Paris, Guy Massat, Catalogue Exposition personnelle Galerie Denise René
27 avril 1973 Sabine Marchand Le Figaro
16 avril 1973 Otto Hahn, L’Express
avril 1973 Guy Massat ‘Had’
25 avril 1973 Geneviève Brerette Le Monde
18 avril 1973 Monique Dittière L’Aurore
mai 1973 La une de Maison Française
Michel Ragon et Michel Seuphor, L’Art Abstrait 1945/1970, Maeght Editeur, Paris
1974
14 juin France-Soir
13 décembre Sabine Marchand Le Figaro
18 décembre Les Echos-Paris
19 décembre Le Quotidien du Médecin
19 décembre Le Quotidien de Paris
25 décembre France-Soir
1975
3 janvier Entreprise
8 janvier Pariscope
6 janvier Otto Hahn l’Express
janvier Maison Française
mars Vogue (américain)
mai-octobre Jean-Jacques Lévêque ‘Philippe Morisson’ Cimaise n° 123-124
juillet « Grandes Collections »
1976
1 mai Jean-Jacques Lévêque ‘Morisson un Bonnard géométrique’ Galerie Jardin des Arts
8 avril Jean-Jacques Lévêque Le Quotidien de Paris
Avril ‘Promenade dans les galeries’ Le Nouveau Journal ‘L’Express’
15 avril Gilles PLazy Les Nouvelles Littéraires
17 avril Annick Pély Le Quotidien de Paris
12 avril Otto Hahn l’Express
25 septembre Le Monde
Gilles Plazy, Morisson, collection Le Territoire de l’Oeil, Editions Pierre et Sophie Horay 1976
25 septembre Annick Pély Le Quotidien de Paris
21 septembre Raoul-Jean Moulin L’Humanité
décembre Galerie Jardin des Arts, n°164
15 novembre R.Teyssèdre, Le Nouvel Observateur n° 627
décembre Roma, Giorgio Mecheri : ‘Philippe Morisson’
6 décembre Hélène Demoriane, Le Point n°76 p. 220
15/16 dicembre Lorenza Trucchi Momento Sera, Roma
19 décembre Francesco Vincitorio L’Espresso n°51 anno XXII
28 décembre Sandra Orienti Il Popolo ‘Morisson’
1977
Suzanne de Conninck janvier Préface
Toni Bonavita Il Tempo du 12 janvier
Reinhard Döhl Philippe Morisson, Editions Christiane Colin (français et allemand)
1978
Républicain Lorrain, 3 octobre ‘Di Teana et Morisson à « Art Actuel »’
1979
‘estate 1979’ été 79 Artecentro Longarone (comune di Lungarone) article sur la V Biennale d’arte contemporanea di Lupari
Octobre 1979 E. Artaud à l’occasion du Salon Grands et Jeunes d’Aujourd’hui au Grand palais Jardins des Arts n°195
16/17 septembre Jean-Marie Dunoyer Le Monde, ‘Coexistence pacifique des grands et des jeunes’ à l’occasion du Salon éponyme au Grand Palais
Morisson, éditions Galleria La Polena, Genova monographie en italien
27 mai La Nouvelle République ‘au péristyle du théâtre : peinture abstraite et sculpture industrielle’ (expo Saumur)
Le Courrier de Saumur : Art contemporain : Morisson et Féraud (id)
1980
12 octobre Francis ‘Liberté’, ‘six artistes contemporains’
mercredi 6 janvier Michel Maison ‘Presse-Océan ‘
Quatre géométries galerie Convergence
1981
octobre ‘une’ du n° 351 de Maison Française
1983
Gérard Xuriguera, Regards sur la peinture contemporaine Arted
‘Week off’ dans un journal néerlandais ‘George Rickey en Philippe Morisson in Leidschendam’ uniquement disponible en néerlandais
1984
Gérard Xuriguera, Les Années cinquante éd. Arted
Nombreux contributeurs dont André Parinaud et Michel Seuphor in Un siècle d’Art moderne – L’histoire du Salon des Indépendants, éditions Denoël
2013
Paolo Bolpagni, Opere della collezione Prestini, Osservatorio d’opera, Brescia
autres publications
Morisson est cité dans d’autres références bibliographiques, (liste non exhaustive) dont déjà tous les catalogues d’acquisitions des FRAC, DRAC, institutions et galeries possédant des œuvres de lui dans leurs collections permanentes, des auteur.e.s : Gérard Schurr ‘Le guidargus de la peinture’ Editions de l’Amateur, 1990, Patrick-F. Barrer, l’histoire du Salon des Indépendants de1903 à nos jours, 1992 éditions Arts et Images du Monde, Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, éditions Gründ, 1999, Jean-Pierre Delarge Dictionnaire des Arts plastiques modernes et contemporains, Editions Gründ, 2001, notamment :
Morisson – DiTeana – Mortensen, Sommerudstillingen københavn Esbjerg 1966, exposition à la Galerie Hylber, Copenhague Danemark
1966, texte de Marc Gaillard (danois et français)Album Portfolio* ‘Distances’ 7 lithographies originales, texte de Pierre Seghers, 1971 Editions Denise René (voir détail ds Portfolios)
‘Cimaise’ n° 123-124 auteur Jean-Jacques Lévêque
Poème de Gilles Plazy
Poème de Mortensen (en danois et traduit en français)
‘Morisson l’orchestration de la couleur’, galerie Jardin des Arts n°170 auteur André Parinaud
Préface du catalogue de l’exposition à Stuttgart 1976 auteur : Reinhard Döhl (traduction disponible en langue allemande originale et en italien)
Préface du catalogue de l’exposition à Caen auteur Bernard Caillaud 1978
Préface du catalogue de l’exposition à Gênes auteur Germano Beringheli, 1978
‘Recherche et architecture’ n° 37 avril 1979, auteur Marie-Thérèse Mathieu
« Diogène » avril 1979, auteur Henri Raynal avec d’autres artistes
Poeme de Richard Mortensen à Philippe Morisson
La monographie Morisson Collection Le Territoire de l’Oeil auteur : Gilles Plazy, Editions Pierre et Sophie Horay 1976 est disponible à la vente au prix de 30 euros.
portfolios
portfolios
Visibles dans la galerie photos, tous les détails sont consultables dans le catalogue raisonné, prix sur demande.
1967
Kopenhavn (kopenhague) Galerie et éditions Hybler ‘MORISSON DI TEANA MORTENSEN‘ 3 planches signées numérotées et datées, sérigraphies numérotées signées , L 50cm x l : 59cm, 3 portfolios.
1972
‘DISTANCES‘ 7 planches datées signées numérotées , sérigraphies avec poème de Pierre Seghers. L 80cm x l : 68cm Editions Denise René, 4 portfolios impeccables.
1977
Editions Invernizzi Lecco (Italie), BALLOCCO DEMARCO GARCIA ROSSI MORISSON MUNARI ‘Cinque Opere grafiche’ 2 portfolios de 5 lithographies, toutes signées numérotées et datées, sur papier ‘Rosaspina’ à Fabriano L : 50cm x l : 50cm.
1986
Technique mixte ‘LEINARDI MORISSON PEIRE‘ 2 portfolios avec ‘incisioni‘ effectuées sur plaque de métal par Mauro Salvi à Rome, au four ‘a torchio a stella’ (plaque étoilée) sur papier Graphia Sicart planches signées numérotées et datées, L 50cm x l : 50cm.
Philippe Morisson dans son atelier
Textes autobiographiques
‘Ma famille était pauvre nous habitions Deauville, il n’y avait pas de lycée et je n’ai pas fait d’études secondaires. Je ne suis jamais allé non plus dans une école des Beaux-Arts. J’avais une passion pour la peinture, rien que pour la peinture et autodidacte, je pense avoir franchi les étapes d’initiation plus vite que ceux qui sont allés aux Beaux-Arts. Au moins, je n’ai subi l’influence d’aucun maître. J’étais contre tout, très anarchiste, violent, véhément (1). J‘ai découvert la peinture tout seul, par mes propres moyens, sans maitre, sans contact, sans conversations – à part quelques peintres de Honfleur auxquels j’allais, à bicyclette, montrer quelques toiles. J’ai découvert Picasso au hasard d’une librairie, dans un petit livre. Je n’ai connu Van Gogh, Gauguin, Cézanne, qu’ensuite. En 1943, j’avais fait quelques économies et j’ai pu passer quinze jours à Paris, dans les musées. (…) Je n’étais pas du tout à l’aise dans ma peau et je voulais tellement m’exprimer, tout dire à la fois.. mais j’étais incapable de traduire mes sensations parce que je n’avais aucun métier de peintre ».
(1) Une qualité chère à l’artiste, qu’il exprime souvent et qui le définit.
« Je suis né en Normandie au bord de la mer, où j ‘ai ressenti très tôt le désir de peindre. En été 1939, j’avais 15 ans. Ont commencé alors pour moi quatre à cinq années de dure solitude. Deauville, où je demeurais était sous l’occupation allemande un ghetto culturel et j’ai dû découvrir seul la peinture, sans moyens, sans contacts, sans maîtres, avec seulement l’aide de quelques livres et de brefs séjours à Paris.
J’ai commencé à peindre en 1940 des portraits et des paysages et en 1944 mes premières peintures non figuratives, véhémentes et brutales, qui correspondent à ce défoulement commun à tous les peintres qui sortaient de la figuration.
En 1945 j’ai exposé pour la première fois deux peintures au Salon des Surindépendants, Porte de Versailles. En même temps je découvrais pêle-mêle : Klee, Kandinsky, un peu plus tard Mondrian ainsi que tous les abstraits de cette époque dans une activité artistique parisienne d’une intensité qui n’a jamais été égalée. Critique d’art fervente, galeries nouvelles, effervescence d’intelligences et de libertés. Découverte des Surréalistes et des « Pionniers « de l’Abstraction, occultés pendant la guerre, et souvent encore, méconnus.
J’étais avide de tout voir, de tout connaître, et mon travail d’alors en était le reflet : production abondante, peintures et collages violents, très colorés, où déjà les couleurs avaient une primauté sur la forme dans des structures très rigoureuses.
En 1948, j’ai abandonné toute réminiscence figurative et adopté définitivement la couleur traitée en aplats, sans effets de matière, à la recherche d’un maximum d’intensité.
Le résultat a donné des œuvres beaucoup plus élaborées et entièrement géométriques.
Mes convictions furent confirmées par des rencontres décisives : au Salon de Mai de 1947, j’ai acquis une toile de Vasarely peinte à Belle-Ile-en-Mer. Il y eut aussi la découverte de Dewasne et Mortensen, dont la fidèle amitié a été si précieuse pour moi. Je conserve un souvenir inaltérable des séjours prolongés de Mortensen à Cormeilles ou à Hennequeville, et des visites en Normandie de Denise René, de Vasarely, de Soto, de Dewasne où l’on discutait de l’art des journées et des nuits entières. C’était une époque très difficile, particulièrement pour les peintres abstraits géométriques, et l’on comptait sur les doigts d’une main les galeries, critiques et revues qui les défendaient. Un exemple personnel : mes toiles présentées à la première Biennale des Jeunes furent refusées, sans même que mon envoi ait été ouvert.
Peu à peu mes connaissances et mes expériences s’organisèrent. Après une étape d’œuvres sévères et sobres, succède à une organisation verticale de l’espace une organisation horizontale des couleurs et de leur succession en partie systématique, en partie intuitive.
Les structures des œuvres correspondent de plus en plus aux paysages qui ont marqué ma jeunesse, l’importance de la musique et le rôle progressivement dominant de la couleur ; la composition restant en filigrane.
Contrairement à la peinture abstraite géométrique en général, les couleurs de mes toiles ne sont jamais dépendantes de la forme ou d’une organisation préalable du tableau. Au contraire, elles déterminent même dès le début la composition, la dirigent : couleurs et formes restant toujours indissociablement liées. Souvent une couleur plus ‘sonore’ provoque dans d’autres couleurs voisines une dynamique verticale ou horizontale, des mouvements du mobile vers l’immobile, de l’instable vers le stable, de la lumière vers l’obscurité, au moyen de transparences et de nuances infinies.
La couleur ‘libérée’ me permet ainsi d’exprimer des émotions plus personnelles, ou plus secrètes, indicibles : je m’attache à traduire des problèmes concernant l’harmonie, la luminosité colorée, ou la lumière de la couleur, l’irrationnel. L’impression première de mes toiles tend au calme, à la tranquillité, à la lenteur, à l’étendue, aux distances.
En peignant ainsi des ‘Paysages abstraits’ et en utilisant une pensée et une technique de mon temps, je renoue peut-être avec une certaine tradition du passé.
Les années 1950-1960, par leur richesse et leur intensité, ont été indispensables dans la formation et dans l’évolution de mon travail, assurant au travers de phases successives, constance et cohérence, dans une ligne bien définie. Elles furent pour moi décisives ».
Philippe Morisson
Texte paru dans Les Années cinquante Auteur Gérard Xuriguera, éd. Arted, éditions d’art, 1984
